En Côte d’Ivoire, la diaspora malienne affectée par les sanctions de la Cédéao

La diaspora malienne en Côte d’Ivoire fait face à des difficultés suite à la fermeture des frontières avec le Mali imposée par la Cédéao.   Les activités économiques avec le Mali sont bloquées et les Maliens de Côte d’Ivoire critiquent à leur tour la Cédéao. Avec ces sanctions de la Cédéao, la situation... Article En Côte d’Ivoire, la diaspora malienne affectée par les sanctions de la Cédéao apparue pour la première fois sur Bamada.net.

En Côte d’Ivoire, la diaspora malienne affectée par les sanctions de la Cédéao

La diaspora malienne en Côte d’Ivoire fait face à des difficultés suite à la fermeture des frontières avec le Mali imposée par la Cédéao.

 

Les activités économiques avec le Mali sont bloquées et les Maliens de Côte d’Ivoire critiquent à leur tour la Cédéao. Avec ces sanctions de la Cédéao, la situation est devenue plus compliquée pour Souleymane Kéita.

Les camions ou la marchandise qu’on a prévu transférer vers le Mali sont bloqués depuis près d’une semaine” explique cet homme d’affaire malien qui exporte des produits frais du port d’Abidjan vers le Mali. Il est d’autant affecté par ce blocage que son activité avait été déjà mise à mal par la pandémie de Covid-19. “On a des engagements vis-à-vis de nos fournisseurs. Aujourd’hui, l’embargo fait que les marchandises déjà là-bas dont on doit nous transférer les fonds sont difficiles à faire venir à Abidjan ou pratiquement impossible” précise t-il.

En plus de sa famille qui vit au Mali, les activités de Souleymane sont bloquées avec la fermeture des frontières et l’embargo sur les échanges commerciaux et les transactions financières.

“Je ne suis pas le seul dans ce cas. Aujourd’hui je suis passé devant le port d’Abidjan, j’ai vu plein de camions. Il y a des matériaux de construction, l’alimentaire, presque dans tous les domaines ça bloque. Donc mon cas est peut-être celui de beaucoup de compatriotes maliens, ou beaucoup d’Ivoiriens même qui vivent de l’exportation des produits vers le Mali” raconte par ailleurs Souleymane.

Ceux qui ne décolèrent pas

Certains Maliens rencontrés au village artisanal de Marcory, dans le sud d’Abidjan, ne décolèrent toujours pas face aux sanctions imposées par les chefs d’Etats de la sous-région.

On demande tout simplement de lever l’embargo. Je crois qu’en ce moment, on ne doit pas prendre des mesures de sanctions. On doit plutôt chercher à gérer ça de façon diplomatique plutôt qu’avec des sanctions. Vraiment, ils feraient mieux de penser à tous ceux qui sont là” estime l’une des personnes interrogées, pour une autre quand ils sanctionnent le pays, c’est la population qui souffre. Ce n’est pas la junte qui est au pouvoir qui va souffrir. Puisqu’eux ils ont les caisses de l’ Etat dans lesquelles ils peuvent se servir.”

Les transferts d’argent bloqués

Certains Maliens de Côte d’Ivoire n’arrivent notamment plus à envoyer de l’argent à leurs parents restés au pays.

Ce n’est pas facile. Ils ont fermé les maisons de transfert de fonds (Orange money et Western union). Chez nous là, on ne sait pas comment on va faire” se plaint un ressortissant malien.Un autre souhaite “que la Cédéao puisse faire quelque chose” avant de poursuivre “même hier je voulais envoyer un peu d’argent au Mali, ce n’est plus possible. Je ne sais pas ce qui va se passer dans les jours et semaines à venir. Je suis inquiet.”

En temps ordinaire, plus de 250 camions chargés de produits alimentaires et de biens de consommation sortent chaque semaine de la capitale économique ivoirienne en direction du Mali. Si ces exportations sont empêchées, cela représentera aussi un manque à gagner pour l’économie ivoirienne. De son côté, le Mali fournit à la Côte d’Ivoire du bétail pour la boucherie.

Source : DW

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